La France remercie les autorités péruviennes pour
avoir pris l initiative de cette conférence pour leur hospitalité
chaleureuse. Le document de la Présidence a permis des échanges de vue
très fructueux sur les principaux éléments du futur traité sur les
sous-munitions. Dans le prolongement de la Conférence d’Oslo, la
Conférence de Lima confirme la volonté commune à tous les Etats
présents d’élaborer un instrument qui réponde le plus efficacement
possible aux préoccupations humanitaires liées aux armes à
sous-munitions.
Les échanges ont permis de mettre en évidence les
points qui devront faire l’objet d’un examen plus approfondi dans les
prochains mois. Il s’agissait là d’une étape nécessaire, et la
contribution des ONG a nos travaux est particulièrement importante.
Le futur instrument devra être ambitieux et
équilibré et réunir le plus grand nombre d’Etats possible, dans un
souci d’efficacité humanitaire. A ce titre, nous notons que, dans le
document de Lima, le nombre d’Etats nécessaire à l’entrée en
vigueur du nouvel instrument, fixé à 20, pourrait être plus ambitieux,
afin de mieux servir l’objectif d’universalité.
Monsieur le Président,
Dans trois semaines, se tiendra la réunion des experts
gouvernementaux de la CCW. Il s’agira là d’un moment crucial, et nous
devrons déployer tous nos efforts pour convaincre l’ensemble de nos
partenaires d’accepter le principe d’un mandat de négociation d’un
instrument juridiquement contraignant sur l’interdiction ou les
restrictions des armes à sous-munitions. La France attache une grande
importance à cet objectif et poursuivra une action déterminée et
cohérente en ce sens. Cette réunion sera précédée du premier Comité
préparatoire à la première réunion des Etats parties au Protocole V.
Il s’agira là également d’une étape majeure, dans la lutte contre
les effets humanitaires dévastateurs des restes explosifs de guerre.
Monsieur le Président,
Pour conclure, je voudrais redire notre conviction sur
l importance de poursuivre nos efforts de manière énergique, dans tous
les fora internationaux, en gardant toujours à l esprit que le fruit de
nos discussions devra, avant tout, profiter concrètement et rapidement
aux victimes.